Des robots et vous

Avez-vous peur des robots? Imaginez-vous, comme beaucoup d'amateurs et d'amatrices de science-fiction, leur révolte dans un futur proche? Ou imaginez-vous, un peu comme Asimov, une société en paix avec les robots mais qui en deviendrait dépendante au point de faire disparaitre toute interaction sociale ou d'éviter les rencontres physiques? Ou encore, si on inclut la problématique du métavers, s'en va-t-on vers une société froide, qui se contenterait la plupart du temps de faire même l'amour à distance, par avatar interposé?





Quoi qu'il en soit, depuis longtemps les robots font rêver et font peur en même temps. Si les dernières évolutions rapprochent plusieurs de ces rêves de la réalité, les peurs qu'elles suscitent ne sont pas toujours justifiées. Les robots font partie de l'avenir tout comme l'imprimante, à laquelle certains étaient réfractaires, fait partie de notre présent.

Les robots peuvent maintenant avoir accès à des quantités d'informations énormes, ce qui promet de les rendre plus "intelligents" et de faire d'eux des compagnons (ou des compagnes) qui nous comprennent et anticipent nos besoins. On utilise déjà des robots pour assister des chirurgiens en salle d'opération. Au début de la pandémie, on a entendu parler du robot Flippy qui peut préparer et servir 300 hamburgers dans une journée! On a été émerveillés par la danse des robots de Boston Dynamics, digne d'une performance de Michael Jackson.

Je lisais une infolettre ce matin, Simply Science de The Economist. Les experts invités partageaient une vision très optimiste sur les robots de l'avenir: plus efficaces, plus utiles et surtout pas dangereux. Quant au mythe selon lequel ils viendraient voler l'emploi des humbles citoyens et citoyennes, les données ne l'appuient pas. Au contraire, on voit plutôt les emplois et surtout les opportunités d'emploi augmenter avec l'adoption de ces technologies. En réalité, les robots créent de l'emploi plus qu'ils n'en détruisent. Mais ce qui ressortait surtout, c'est le fait que les robots sont en train d'être déployés pour faire des emplois-corvées que plus personne ne veut faire mais qui restent essentiels.

La seule note triste toutefois, selon moi, est de voir que la société est prête à investir des millions dans la robotique plutôt que, parfois, de simplement fournir de meilleures conditions de travail et de salaire aux employés et employées dans certains secteurs. Grande démission aux États-Unis? Solution: technologie. Rareté de main-d'oeuvre agricole au Québec? Solution: robot qui récolte des légumes. A ce stade, je suis même surpris qu'on n'ait pas encore essayé des robots-infirmières pendant la crise sanitaire?


Et vous? Que pensez-vous des robots? Danseriez-vous avec un robot? Y a-t-il selon vous des chances qu'on les utilise comme armes?

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